Parce que BELLINO II avait aussi ses faiblesses, le voici dans la plus mauvaise performance des trois dernières années de sa carrière. C'était à New York, le 17 juillet 1976, dans la CHALLENGE CUP, sur l'hippodrome ROOSEVELT RACEWAY.
Une semaine plus tôt, il terminait second de l'INTERNATIONAL CHAMPIONSHIP, derrière Equiléo. La CHALLENGE CUP devait être la revanche... Une mauvaise place derrière l'autostart, à l'extérieur sur une piste rapide, il lui a été impossible d'exprimer sa puissance. Son driver, prudent, n'essaya pas de le forcer...
Et BELLINO II, ce jour là, termina 7ème et avant-dernier...


C'est plutôt curieux ...
On trouve très peu de pages portant sur BELLINO II .
Ici, on cite ses surnoms plus loufoques les uns que les autres, là, on se contente, parlant d'un champion plus jeune mais néanmoins plus modeste, de faire une comparaison hâtive sur le nombre de victoires dans tel ou tel prix, ou plus couramment de nommer un doublé voire une triple victoire dans la même course.
Mais rarement, un Bellinophile ne prend le temps de quelques lignes pour lui exprimer l'amour et l'admiration qu'il soit raisonnable d'accorder à ce géant.
Il est probable que, malgré ses brillantes prestations, BELLINO II ait un peu laissé son public sur sa faim...
Ses apparitions, dès qu'il fut arrivé à l'apogée de sa carrière, ne laissaient que peu de doute à ses admirateurs : si aujourd'hui, par malchance ou incident, il devait à être vaincu, nous savions que cela n'était que partie remise.
La prochaine serait la bonne ! Et nous n'étions pas déçus !
Il me revient d'avoir versé une larme après son dernier Prix de Paris.
Mais, il ne manquait jamais d'esprits chagrins pour crier à tout venant "le roi est mort, vive le roi"
J'ai souvenir du Prix d'Amérique 1977 où la première page de PARIS TURF faillit me faire étouffer.
En grand Bellinophile, j'avais fort mal digéré son Prix de Cornulier. Surpris par Louis Sauvé et FANACQUES qui prirent le large à l'entrée de la ligne droite, BELLINO monté par Minou GOUJEON n'a pas eu assez de gaz pour contrer la fuite et dût s'avouer vaincu. Il me revient d'avoir quitté Vincennes sans même attendre la fin de la réunion.
Ce dimanche 30 janvier 1977, pour la première fois depuis bien longtemps, BELLINO n'était pas affiché favori : le pronostiqueur félon proposait :
1- ELEAZAR 2- EQUILEO 3-BELLINO II 4-FAKIR DU VIVIER .
Mais, notre bulldozer préféré fit taire toutes les mauvaises langues en remportant la course de haute lutte. J'étais à la fois ému et frigorifié. Je n'avais qu'un vieil instamatic comme appareil photo et je fus incapable d'immortaliser ce camouflet à tous ces vilains journalistes.
Pour la petite histoire, Alain DELON, propriétaire d'Equiléo et de Fakir du Vivier, peut-être furieux de sa défaite, quitta l'hippodrome sitôt la course terminée et vendit ses chevaux dans les semaines qui suivirent. ( j'en profite pour donner un grand coup de chapeau à Pierre-Désiré ALLAIRE qui reste, à mes yeux, un très grand monsieur ! )
 
Voici deux des rares pages consacrées à BELLINO. C'est maigre mais nous allons devoir nous en contenter.
Grand merci à ces amateurs éclairés.



Voici deux reportages, estampillés de la chaine Equidia. Ils ont été mis en ligne en hommage à René SALA, l'inséparable lad de BELLINO II.
A noter, une image rarissime : BELLINO sans son célèbre bonnet rouge, cette sorte de cagoule qui semblait lui donner le rôle du méchant dans un combat de catch...


Hommage à notre frère René SALA
envoyé par claudesala

 
Un grand moment de télévision : BELLINO II invité malgré lui sur le plateau du journal de 13h d'Yves MOUROUSI.
C'était le 6 février 1977, trois jours après sa troisième victoire dans le Prix de Paris.
Sa plus belle, selon moi...
Mais je crois que ni BELLINO , ni son lad n'ont apprécié l'exercice.